Lorient d'un siècle à l'autre.
Cartes postales anciennes.
Photos de voyages.

 

Lorient a ceci de particulier, qu'il s'agit d'une ville ressuscitée. Les villes détruites par les bombardements alliés au moment de la libération de la France, comme Brest, Caen, Cherbourg, ou Le Havre, on été reconstruites suivant un nouveau plan d'occupation des sols, qui tenait compte à la fois des impératifs de temps et de qualité, mais aussi du  côté pratique que suscitait les champs de ruines qui caractérisait les villes rasées par les bombes.

Il était en effet tentant de modifier le plan de ville pour l'améliorer en terme de communications et de circulation, et de modifier à l'envie tous les aspects gênants de l'ancienne cité.

Ainsi naissaient de nouvelles villes, où les rues étaient tracées au cordeau, les croisements à l'équerre, et les hauteurs d'immeubles au standard du moment. Rien dans ces nouvelles villes ne rappelait l'ancienne qui reposait en dessous. C'était Carthage dont ne subsistait qu'une vague mosaïque, un morceau de colonne, un lambeau de frise, qui ne pouvaient refléter la splendeur d'antan.

Lorient fait exception à cette règle.

Pressés par le temps, les responsables de la reconstruction de la ville n'ont pas cédé à la facilité. Bien au contraire, ils y ont vu une opportunité de moderniser leur ville tout en lui laissant son tracé, ce qui lui laissait toute son âme, même si quelques fois la nécessité les contraignaient à modifier quelque peu le tracé originel.

C'est ainsi que Lorient détruite et martyrisée, renaissait de ses cendres, et laissait apparaître un peu partout des morceaux de souvenirs accrochés ça et là aux constructions nouvelles, ou à celles qui avaient été miraculeusement épargnées.

Malgré l'état de destruction quasi total de la cité, le Lorientais a toujours su s'orienter dans sa ville, et pouvait encore évoquer à qui savait l'écouter, des morceaux de passé en illustrant ses propos de noms et de lieux qui aujourd'hui encore n'ont guère changé.

Le souvenir fait appel  à tous nos sens y compris celui de la vue, et la mémoire des hommes se perd quand l'image qui s'y attache s'envole.

 

Gilbert Roussel                                                                                                     Mai 2006

La ville martyrisée
La rue du Morbihan vue de l’église
Saint Louis.
La place Jules Ferry
La rue du port avec à l’arrière
La tour de la découverte
Le lycée Dupuy de Lôme
L’hôtel gabriel et la place d’armes
Facade rescapée